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Fiche réalisateur : Youssef CHAHINE

Youssef CHAHINE
Né le 25 janvier 1926 à Alexandrie d'un père avocat. Enseignement primaire chez les Frères des Ecoles chrétiennes, puis école anglaise jusqu'au High Certificate. Un an d'Université à Alexandrie, mais ne s'intéressant qu'au théâtre il parvient à partir pour les USA. A Passadena Play House, près de Los Angeles il suit durant deux années des études techniques de cinéma et d'interprétation. Revenu en Egypte en 1948, il travaille avec Gianni Vernuccio, documentariste italien né en Egypte. Mais c'est l'opérateur Alvise Orfanelli, " pionnier du cinéma égyptien ", qui lui a ouvert les portes de la production.

Il tourne son premier film PAPA AMINE en 1950, fait quelques comédies musicales - parfois pour raison " alimentaire " comme il le dit lui-même, et, à la recherche d'une écriture, va aborder plusieurs genres, de la comédie au mélodrame.
En 1951 il participe pour la première fois au Festival de Cannes avec son film LE FILS DU NIL.
Il réalise GARE CENTRALE, en 1958, l'un de ses chefs-d'œuvre dans lequel il prouve également ses talents d'acteur remarquable dans le rôle de Kinnawi (il interprétera également un rôle de premier plan dans L'AUBE D'UN JOUR NOUVEAU en 1964). En 1963, il tourne SALADIN, son film préféré, peut-être son film le plus accompli.
Suite à d'incessants différents avec l'administration égyptienne du cinéma il s'exile volontairement au Liban en 1965 et y restera deux années.

Lié avec l'écrivain Abdel-Rahman Charkawi depuis DJAMILA L'ALGERIENNE (1958), il va porter à l'écran son roman, LA TERRE (1969). Ce film de même que LE CHOIX (1970) et LE MOINEAU (1973 première co-production algéro-égyptienne) témoignent de la mise en place de l'Egypte contemporaine autour de moments-clés comme la colonisation britannique, le départ de Farouk, l'arrivée de Nasser ou la défaite de la guerre des six jours.
D'ailleurs en 1970, il se voit attribué Le Grand Prix (Tanit d'Or) du Festival de Carthage pour l'ensemble de son œuvre.

En 1979 il obtient L'Ours d'Argent et le Grand Prix du Jury à Berlin pour ALEXANDRIE POURQUOI ? , premier volet de ce qui devient par la suite une trilogie autobiographique complétée par LA MEMOIRE (1982) sans doute son film le plus autobiographique où il se met à nu dans un moment de vérité qui est celui de la confrontation avec la mort et ALEXANDRIE ENCORE ET TOUJOURS (1990).
Il réalise sa première co-production avec la France en 1984, ADIEU BONAPARTE, qui le consacre définitivement dans le monde entier, par sa sélection officielle en compétition au Festival de Cannes.
Le retour vers un certain " cinéma intimiste " se fait en 1986 avec une nouvelle co-production française où il a une idée de génie : donner son premier grand rôle cinématographique à Dalida dans LE SIXIEME JOUR. En 1992, Jacques Lassalle lui propose de mettre en scène une pièce de son choix pour la Comédie Française. Il choisit " Caligula " d'Albert Camus. La pièce connaît un immense succès public.
La même année il commence à écrire L'EMIGRE, une histoire inspirée du récit biblique sur Joseph, fils de Jacob, qu'il rêve de réaliser depuis les années 50 et dont il achève la réalisation en 1994. Ce film sera interdit en Egypte du fait d'intégristes auxquels Youssef Chahine répond quelques années plus tard par l'entremise de son 33ème long métrage LE DESTIN qui en 1997 est accueilli en Sélection Officielle au 50è Festival de Cannes. Présentation couronnée par le Prix du Cinquantième Anniversaire du Festival. Sous ses allures de western, ce film est une satire cinglante des sectes qui en Occident comme en Orient prêchent l'intolérance.
En 1998 il tourne L'AUTRE, film par lequel il veut donner une leçon d'humanité.

2001 est l'année de son retour avec un film un peu moins grave que les précédents, une comédie musicale, SILENCE ON TOURNE (sortie le 12 décembre). Youssef Chahine y met en scène l'arrivisme, celui d'un homme prêt à tout pour avoir de l'argent et notamment abuser les femmes. Mais le fourbe sera démasqué !
Une nouvelle leçon d'humanité donnée par Youssef Chahine, et comme il le dit lui même " un nouveau combat ".
Profondément marqué par les événements du 11 septembre 2001, Youssef Chahine songe déjà à un film évoquant le drame.

Sa filmographie :
Autre, L' (1999) (Autre, L') - 1999
Un jour, le Nil (1968) (al-Nass wal Nil) - 1968
Nissae bila regal (1953) (Nissae bila regal) - 1953
Sayedat al-Qitar (1953) (Sayedat al-Qitar) - 1953
Destin, Le (1997) (al-Massir) - 1997
Id al-Mairun (1967) (Id al-Mairun) - 1967
Grand bouffon, Le (1952) (al-Muharrij al-Kabir) - 1952
Emigré, L' (1994) (al-Mohager) - 1994
Vendeur de bagues, Le (1965) (Biya el-Khawatim) - 1965
Fils du Nil, Le (1951) (Ibn el Nil) - 1951
Le Caire, raconté par Youssef Chahine (1991) (Cairo As Seen by Chahine) - 1991
Aube d'un nouveau jour, L' (1964) (Fagr Yom gedid) - 1964
Papa Amin (1950) (Baba Amin) - 1950
Alexandrie encore et toujours (1990) (Iskanderija, kaman oue kaman) - 1990
Saladin (1963) (El-Naser Salah el Dine) - 1963
Sixième jour, Le (1986) (al-Yawm al-Sadis) - 1986
Nida al'ushshaq (1961) (Nida al'ushshaq) - 1961
Adieu Bonaparte (1985) (Adieu Bonaparte) - 1985
Rajul fi hayati (1961) (Rajul fi hayati) - 1961
Mémoire, La (1982) (Hadduta misrija) - 1982
Bein edeik (1960) (Bein edeik) - 1960
Alexandrie pourquoi (1978) (Iskanderija... lih?) - 1978
Hubb lel-abad (1959) (Hubb lel-abad) - 1959
Retour de l'enfant prodigue, Le (1976) (Awdat al ibn al dal) - 1976
Gare centrale (1958) (Bab el hadid) - 1958
Intilak (1974) (Intilak) - 1974
Djamilah (1958) (Djamilah) - 1958
Moineau, Le (1972) (al-Asfour) - 1972
C'est toi mon amour (1957) (Inta habibi) - 1957
Salwa (1972) (Salwa) - 1972
J'ai quitté ton amour (1957) (Wadda'tu hubbak) - 1957
Sables d'or (1971) (Rimal min dhahab) - 1971
Eaux noires, Les (1956) (Siraa Fil-Mina) - 1956
Chaos, Le (2007) (Heya Fawda) - 2007
Choix, Le (1970) (al-Ikhtiyar) - 1970
Shaytan al-Sahra (1954) (Shaytan al-Sahra) - 1954
Alexandrie... New York (2004) (Alexandrie... New York) - 2004
Terre, La (1969) (al-Ard) - 1969
Ciel d'enfer (1954) (Siraa Fil-Wadi) - 1954
Destin, Le (Al Maseer) - 1997
Silence, on tourne (Skoot hansawwar) - 2001

 
 
 

 
 

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